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Le flaperon découvert à La Réunion appartient bien au vol MH370

Ce jeudi 06 août, le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a affirmé que le fragment d’aile trouvé à La Réunion provient bien du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Ce qui confirme que le MH370 qui a disparu mystérieusement le 8 mars 2014 s’est abîmé dans l’océan Indien 239 personnes à bord.

En plus du flaperon, d’autres débris d’avion ont été découverts. En effet, des coussins de siège et des vitres d’avion ont été retrouvés ce jeudi à La Réunion a indiqué le ministre malaisien des Transports.

En effet, « nous avons aussi trouvé des débris tels des vitres, des feuilles d’aluminium et des coussins de sièges » a annoncé le ministre, Liow Tiong Lai. C’est l’équipe d’experts de la Malaisie dépêchés à La Réunion après la découverte du fragment d’aile du Boeing 777 la semaine dernière, qui a retrouvé ces nouveaux débris.

Cependant, il n’est pas possible d’affirmer avec certitude si ces nouvelles trouvailles proviennent du Boeing 777 de la Malaysia Airlines car « cela doit être vérifié par les autorités françaises » a précisé le ministre.

Le parquet de Paris enquête également sur cette disparition car quatre victimes sont françaises. Cependant, ce dernier s’est montré plus prudent en évoquant de « très fortes présomptions » pour que le débris provienne du Boeing 777 de la Malaysia Airlines.  La pièce « provient bien d’un Boeing 777, en raison de ses caractéristiques techniques » et la « documentation technique » communiquée par les représentants de la compagnie aérienne a permis d’effectuer «un rapprochement entre la pièce examinée par l’expert et le flaperon du Boeing 777 du vol MH370 au regard de leurs caractéristiques techniques communes», a précisé Serge Mackowiak, procureur de la République adjoint de Paris, devant la presse.

Mercredi après-midi, c’est dans un laboratoire militaire du sud-ouest de la France que l’expertise a débuté. Elle est menée par des experts français du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) et leurs homologues malaisiens.

Il n’aura pas fallu longtemps aux experts pour affirmer que le flaperon a dérivé sur plusieurs milliers de kilomètres à partir de l’endroit où l’avion s’est abîmé, avant de s’échouer sur le rivage Saint-André à La Réunion.

Retrouver les boîtes noires

Malgré ces nouvelles encourageantes, les familles des victimes du vol MH370 exigent de savoir ce qu’il est advenu de leurs proches.

« Maintenant, je veux savoir où est la carlingue de l’avion pour que nous puissions en extraire les passagers et obtenir la boîte noire de manière à savoir ce qui s’est passé. Seul cela, pour nous, mettra un point final » à cette affaire, a déclaré Jacquita Gonzales dont le mari était un des membres de l’équipage.« Je ne suis toujours pas satisfait. Il reste tant de questions sans réponses, tant d’espaces vides dans le puzzle », a dit Lee Khim Fatt, dont l’épouse était aussi un membre de l’équipage. « Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas de réponses. Ne me montrez pas seulement un flaperon. Montrez m’en plus. Répondez aux questions », s’est-il exclamé devant la presse.

Afin de pouvoir fournir une information complète et fiable le plus rapidement possible aux familles des victimes, les experts travaillent dans les meilleurs délais a expliqué le procureur adjoint.

Selon certains chercheurs, l’espèce et l’âge des crustacés accrochés sur l’aile permettront de déterminer combien de temps la pièce est resté dans l’eau, la température de cette eau et par où elle a cheminé.

Le Bureau australien de la sécurité des transports (ATSB) a expliqué jeudi que les « modélisations faites à partir des courants marins montrent que s’il y a d’autres débris du MH370, ils pourraient être n’importe où sur des centaines de milliers de kilomètres carrés dans l’océan Indien ».

Cependant, le commissaire a souligné qu’il était trop tôt pour connaître ce qu’il s’était passé.

Source : Le Progrès